SANS DEMI-MESURE Expo Au Charbon, à Courseulles-sur-mer du 1er au 30 juin 2021
SANS DEMI-MESURE, une exposition qui allie des tableaux et sculptures de Marc Bisson et des poèmes d’Ann Rocard.
Univers, Big Bang, anthropocène, violence et migrations, nature et renaissance... Tels sont les thèmes abordés. Le va-et-vient entre mots et œuvres aide à s’immerger dans les peintures, à s’interroger sur le devenir du monde, à cueillir une note d’espoir.
Marc BISSON et Ann ROCARD Exposition SANS DEMI-MESURE Au Charbon (Courseulles-sur-mer, Calvados) — Juin 2021
Présentation de Marc Bisson Marc Bisson est peintre, sculpteur et professeur d'arts plastiques. Son atelier se situe au tiers-lieu Au Charbon, à Courseulles-sur-mer (4 rue Emile Héroult — 14470). C'est dans son atelier qu'il dispense des cours et stages adultes et enfants toute l'année. Son compte Instagram : marcbissonateliercourseulles
Présentation de Ann Rocard Pour ceux qui accèdent directement à cette page : Page d'ouverture du site de l'auteure (www.annrocard.com)
Acrylique et sculpture de Marc BISSON Textes de Ann ROCARD : Big Bang sur un air de jazz — 1 haïku après le chaos (Corps déstructuré...) Exposition SANS DEMI-MESURE — Juin 2021
Interview RCF Vous pouvez écouter l'interview (première diffusion : mercredi 16 juin 2021), réalisée par Sonia Dumesnil pour RCF, en cliquant sur ce lien :
Interview RCF - Cliquez !
Comment est née cette exposition ? Quelques phrases de l'auteure :
"Il y a quelque temps, Marc Bisson m'a demandé d'écrire des poèmes en lien avec certaines de ses œuvres. Le choix fut difficile car elles sont très nombreuses.
En ce qui concerne les peintures, j'étais comme hypnotisée par les formes, les couleurs, le mouvement, les craquelures... Et rapidement les textes ont pris forme, parfois sans réflexion aucune. J'ai laissé ensuite les textes se reposer, les relisant de temps en temps à voix haute, modifiant parfois un mot ou une expression.
Plus tard, Marc Bisson m'a présenté différentes sculptures, parfois rescapées d'un chaos imaginaire. J'avais ainsi une base, je savais ce que l'artiste voulait transmettre. J'ai reçu ce message et je l'ai fait mien... De nouveau, les mots ont jailli, portés par les personnages et le cheval en souffrance.
C'est la première fois que nous proposons un travail commun, et ce ne sera sûrement pas la dernière !"
Acrylique de Marc Bisson Texte de Ann Rocard : Au fond de l'océan. SANS DEMI-MESURE — Juin 2021
Au fond de l’océan
Au fond de l’océan, les coraux désespèrent : les poissons sont absents et la mer est amère. Les algues se dénouent dans l’océan perdu, car le chant des baleines ne résonnera plus.
Le soleil s’est noyé, égaré dans l’abysse. Quelques rayons épars sans le moindre solstice. Pour l’huître délaissée, une perle d’espoir ? Pâle consolation, faire semblant d’y croire,
Au fond de l’océan, la vie s’est arrêtée. Seul un soupçon d’azur pourrait ressusciter la valse interrompue des dauphins et des algues, le rire de l’écume à la crête des vagues.
Si le soleil renaît, éternelle illusion, l’océan chantera sa réapparition. Les algues alentour et les fleurs de coraux fêteront à nouveau un monde à contre-jour.
Ann Rocard
Acrylique de Marc Bisson Texte de Ann Rocard : Sans demi-mesure. SANS DEMI-MESURE — Juin 2021
Sans demi-mesure
Mer déchaînée, tempête obscure, colère sans demi-mesure. Traînées de feu, vision future. Où sera notre sépulture ?
Une poignée d’hommes en rupture jette en pâture l’humanité. Certains survivent et se rassurent, mais les blessures sont gravées dans la silhouette des arbres, dans les rochers désagrégés, dans l’océan où les ophiures disparurent un soir d’été.
Ann Rocard
Acrylique de Marc Bisson Texte de Ann Rocard : Entre-deux à l'orée d'un millénaire. SANS DEMI-MESURE — Juin 2021
Entre-deux à l'orée d'un millénaire
Rencontres surréalistes à l’orée d’un millénaire, l’anthropocène entre en scène et la folie entre en piste.
Entre nous les mots sont rares et l’entraide est sans entrain. Egoïsme sans entrave, altruisme qui s’égare.
Dans ce monde anthropophage, y a-t-il un entre-deux ? L’utopie peut-elle survivre où la violence fait rage ?
A l’entracte, un jour se lève. Parodie de pantomime, le spectacle est synonyme d’un éternel « marche ou crève ! »
Si le bleu d’un ciel se perle, sans fin l’écume des jours nous entraîne au fil du temps sur les vagues qui déferlent.
La vie jaillit sur la grève des entrailles de la Terre... Terre de Sienne en suspens, le temps d’une trêve.
Ann Rocard
Acrylique de Marc Bisson Texte de Ann Rocard : Effervescence. SANS DEMI-MESURE — Juin 2021
Effervescence
Laisse-toi porter par le feu d’une émotion insaisissable. Le rouge sang s’oppose au bleu, l’amour pétille en chantefable.
Ecoute le chant des couleurs qui tourbillonnent dans la nuit, les battements grenat d’un cœur baigné de lapis-lazuli.
Plonge sans fin dans un tableau où les deux couleurs se confrontent. Enivre-toi du chant des mots, pigments de l’univers des contes.
Oublie le passé, l’avenir, apprends à vivre en résonance. Vibre sans même réfléchir dans la toile en effervescence.
Ann Rocard
Acrylique de Marc Bisson Texte de Ann Rocard : Migrations. SANS DEMI-MESURE — Juin 2021
Migrations
Ils quittent leur pays, plus rien ne les retient. Le lointain les attire, l’espoir du devenir, l’espoir du presque rien.
Le cycle des saisons où tout se renouvelle s’est mis à tournoyer. Sous la terre survit un monde parallèle, un refuge oublié.
Quand le noir et le blanc se répondent enfin, les reflets de la nuit posent l’ombre du vent sur une vie nouvelle faite d’anachronismes. Avenir et passé s’entremêlent sans fin.
Jeu d’ombre et de lumière qui renaît à la vie après un long voyage, la descente aux enfers, un parcours effrayant qu’ils voudraient effacer. Ils étaient si nombreux à tout abandonner, ils arrivent si peu en ce lieu reculé.
Le cycle des saisons où tout se renouvelle s’est métamorphosé. Sur la terre survit un monde artificiel, mais ce n’est pas celui dont ils avaient rêvé.
Ann Rocard
Acrylique de Marc Bisson Texte de Ann Rocard : Vitesse. SANS DEMI-MESURE — Juin 2021
Vitesse
Tout va trop vite, pas une pause, les perceptions se décomposent. Dans la prison des overdoses, l’univers se métamorphose.
Courir encore, jusqu’à l’hypnose, et l’on se croit un virtuose. A la vitesse que l’on s’impose, ce rythme fou nous indispose.
Vivre l’instant, la demi-pause avant que la soupape explose. Et respirer jusqu’à l’osmose, s’enivrer du parfum des choses.
Ann Rocard
Expo SANS DEMI-MESURE — Juin 2021 Au Charbon — Courseulles-sur-mer, Calvados.
Acrylique de Marc Bisson Texte de Ann Rocard : Le sol qui appelait la pluie. SANS DEMI-MESURE — Juin 2021
Le sol qui appelait la pluie
Je marchais sur le sol qui appelait la pluie. Le sang avait séché, la guerre était finie. L’autre existait enfin, naissance ou renaissance de cet être ignoré. Il n’était plus l’image, le portrait déformé d’un soi-même incrédule. Il sortait du miroir où il était reclus.
Je marchais sur le sol, m’interrogeant sans cesse. Ce sol était le pont qui me guidait vers lui. Pont chancelant sans doute entre moi et autrui.
Mais quelle était encore la part de projection que je mettais en lui ? Cet autre différent et semblable à la fois dont j’ignorais les mots, les secrets, les croyances. Il percevait peut-être sans en avoir conscience toute une part de moi qui m’était inconnue.
Par lui se modifie mon approche des autres, ébranlant peu à peu mes joies, mes certitudes, mes pensées, mes valeurs et ma propre existence.
Je marche sur le sol qui appelle la pluie et je l’en remercie.
Ann Rocard
Acrylique de Marc Bisson Texte de Ann Rocard : Donne-moi la main. SANS DEMI-MESURE — Juin 2021
Donne-moi la main
Donne-moi la main et franchissons les écueils. Les saisons s’effeuillent... Je sais quel est ton destin.
Si la solitude t’entraîne au bord d’un ravin, surtout ne crains rien, nous suivrons la Croix du Sud.
La voix des étoiles nous guidera sans danger. Sur la Voie lactée, nous saurons mettre les voiles.
Donne-moi la main, sans péril en la demeure. Ici ou ailleurs, je changerai ton destin.
Ann Rocard
Acrylique de Marc Bisson Texte de Ann Rocard : Montres molles à la recherche du temps perdu. SANS DEMI-MESURE — Juin 2021
Montres molles à la recherche du temps perdu
Les montres molles de Dali se sont échappées d’un tableau. Le temps s’effile et se défile tant et tant de fil en aiguille sur la pendule du vent d’est. Les aiguilles sans aiguillage tournent toutes en sens inverse.
Quelle est la perception du temps que l’on prend sans savoir le rendre, comme on prend l’air en respirant ? Air de musique, air du moment...
Les montres molles se démontent, montrant des siècles surannés qui s’écoulaient tel un torrent, un temps qui sans fin trépassait car il ne faisait que passer. Par les temps qui courent à présent, on dit que le temps se distend.
Le temps s’enfuit, le temps s’efface au fond d’un grand miroir sans tain. Les montres suivent cette trace, leurs aiguilles dans un tas de foin. Elles croient encore au miracle, à une époque révolue, quand on écoutait les oracles, à la recherche du temps perdu.
Ann Rocard
Acrylique de Marc Bisson Texte de Ann Rocard : Big Bang sur un air de jazz. SANS DEMI-MESURE — Juin 2021
Big Bang sur un air de jazz
Te souviens-tu de cet instant ? Ce fut le jour de ta naissance, surgie de la non-existence, de l’énergie et du néant.
On le dit big, on le dit bang... Un air de jazz et c’est l’extase ! On le dit bang, on le dit bing... Les sons éclatent, tout se dilate. Ecoute l’univers qui swingue !
Te souviens-tu de cet instant ? Tu vis jaillir les galaxies, la lumière au cœur de la nuit, la force d’un buisson-ardent.
Te souviens-tu de cet instant ? Tu es l’âme qui se libère, la mélodie interstellaire, le souffle bleu de l’ouragan.
Ann Rocard
Sculptures de Marc Bisson Texte de Ann Rocard : Haïkus après le chaos — 3 des 4 saisons. SANS DEMI-MESURE — Juin 2021
Remarque de l'auteure : "J'ai découvert le plaisir d'écrire des haïkus il y a peu de temps. C'était en février dernier pour mon challenge 2021, Les Poèmes de l'aube, que vous pouvez découvrir sur mon site. J'ai alors fait le choix de n'utiliser que deux vers rimés sur trois.
Les haïkus sont de courts poèmes japonais, composés de 3 vers — 5 pieds, 7 pieds, 5 pieds — que l'on prononce sans reprendre sa respiration. Ils me permettent d'exprimer une sensation, une émotion, une image fugace, une interrogation...
Pour cette exposition, SANS DEMI-MESURE, j'ai tout d'abord écrit les 5 haïkus au cœur de l'univers qui correspondent à des éléments disparates d'un tableau de Marc Bisson, puis les 7 haïkus après le chaos pour accompagner ses sculptures en terre — dont les 4 saisons ci-dessous (qu'on peut lire en commençant de préférence par l'automne)... Puis j'ai tenté 3 triples haïkus, proches de la nature."
Sculpture de Marc Bisson Texte de Ann Rocard : Haïku après le chaos — L'automne. SANS DEMI-MESURE — Juin 2021
Après le chaos, l’automne entrouvrit les yeux Le monde était bleu
Ann Rocard
Sculpture de Marc Bisson Texte de Ann Rocard : Haïku après le chaos — L'hiver. SANS DEMI-MESURE — Juin 2021
L’hiver sans regard attendait dans le brouillard la fin d’une errance
Ann Rocard
Sculpture de Marc Bisson Texte de Ann Rocard : Haïku après le chaos — Le printemps. SANS DEMI-MESURE — Juin 2021
Le printemps renaît et les tiges s’entremêlent Mais où iront-elles ?
Ann Rocard
Sculpture de Marc Bisson Texte de Ann Rocard : Haïku après le chaos — L'été. SANS DEMI-MESURE — Juin 2021
Un parfum d’été Les mains ressemblent aux feuilles des arbres en deuil
Ann Rocard
Haïkus des 4 saisons après le chaos
Après le chaos, l’automne entrouvrit les yeux Le monde était bleu
L’hiver sans regard attendait dans le brouillard la fin d’une errance
Le printemps renaît et les tiges s’entremêlent Mais où iront-elles ?
Un parfum d’été Les mains ressemblent aux feuilles des arbres en deuil
Ann Rocard
Acrylique de Marc Bisson Texte de Ann Rocard : Résonance. SANS DEMI-MESURE — Juin 2021
Résonance
refrain : Dans un état de résonance, où soudain tout devient écho, il n’y a plus ni bas ni haut, il ne reste que l’insouciance de la musique qui nous envoûte, de la musique qui nous déroute... quand le tempo nous met en transe.
1- Notre monde est désaccordé, notre vie est désenchantée. Les fausses notes nous écorchent, les doubles-croches se décrochent. Mais quand la musique résonne, nous sentons le fil invisible qui nous relie à l’indicible. L’onde frémit, l’onde détonne.
2- Les pieds posés sur les nuages, le monde paraît différent. Les yeux rivés sur l’océan, nous vibrons au sein des mirages. Quand la musique nous attire, les couleurs volent en éclats, coup de trombone ou de tuba comme un immense éclat de rire.
Paroles de Ann Rocard Musique de Thierry Lhiver
Acrylique de Marc Bisson Texte de Ann Rocard : Souffle. SANS DEMI-MESURE — Juin 2021
Souffle
Respire le parfum de ta vie intérieure, le battement léger au niveau de tes tempes, la caresse des blancs et le bleu d’une estampe. Ton cœur se régénère et tu rêves sans peur.
Le souffle t’accompagne jusqu’à la dernière heure. Tu le suis au passage entre terre et nuages. Le vent presque irréel va et vient en douceur. Une énergie vitale qui apaise la nuit. Vent de mer et d’embruns, vent de ciel rose et gris, vent des sables lointains, des neiges de l’oubli.
Plonge dans le silence qui n’a plus de limites. Tu y puises l’errance de celui qui sourit. Les pensées s’évanouissent, seul demeure le souffle... Puis cueille ce silence, il est là, il te berce. Tout n’est plus qu’harmonie.
Quand l’air s’immobilise, le silence s’impose. Cette énergie relie la matière et l’esprit. Et tu fermes les yeux, effleurant le mystère de la sérénité, horizon spirituel d’un éther infini.
Ann Rocard
Acrylique de Marc Bisson Texte de Ann Rocard : Conflit sans excuse. SANS DEMI-MESURE — Juin 2021
Conflit sans excuse
Tu regardes les flammes et la lave en fusion... et tu te remémores une époque lointaine. Tu ne sais plus très bien quelle était la raison de ce déchaînement à la fin incertaine.
Tu n’étais qu’un enfant timide et silencieux, perdu dans l’ouragan d’un conflit sans excuse. Tu courais dans les rues, le ciel était en feu. Tu fuyais la lumière que les flammes diffusent.
Les images sont là dans l’âtre de la vie. Elles pleurent encore, gravées dans ta mémoire. Tu ne sais toujours pas quel instinct de survie t’a mené jusqu’ici... Il est tard, tu t’envoles, car c’est ton dernier soir.
Ann Rocard
Acrylique de Marc Bisson Texte de Ann Rocard : 5 haïkus au cœur de l'univers. SANS DEMI-MESURE — Juin 2021
5 haïkus au cœur de l'univers
Cœur de l’univers Des rencontres insolites Qu’advient-il ensuite ?
Un songe irréel dans l’espace interstellaire Espoir essentiel
Echappée de mots et le cosmos s’illumine Multiples échos
Eclat de lumière L’absence devient matière Où sont les limites ?
Les vies s’entrelacent aux confins des galaxies Espace infini
Ann Rocard
Acrylique de Marc Bisson Texte de Ann Rocard : Clair-obscur SANS DEMI-MESURE — Juin 2021
Clair-obscur
Ecoutons le merle siffleur répéter au bord du ruisseau un refrain jaune en la mineur. Laissons s’envoler les oiseaux.
Quelques trilles dans les ramures, un avenir de bon augure.
Laissons éclater les couleurs entre cobalt et amarante, dans les sous-bois, les champs de fleurs, topaze, émeraude ou vert menthe.
Fenêtre ouverte sur la nature, espace sans caricature.
Laissons l’insecte qui effleure les étamines, les pétales d’un bouquet de pois de senteur... et laissons chanter les cigales.
Parfois le soir, un clair-obscur, tableau d’une vision future. Renaissance et enluminure.
Ann Rocard
Sculpture de Marc Bisson Texte de Ann Rocard : 7 haïkus après le chaos — La Connaissance. SANS DEMI-MESURE — Juin 2021
Haïku après le chaos — La Connaissance
Bribes de silence et quête sans devenir de la Connaissance
Ann Rocard
Sculpture de Marc Bisson Texte de Ann Rocard : 7 haïkus après le chaos — Cheval en souffrance. SANS DEMI-MESURE — Juin 2021
Haïku après le chaos — Cheval en souffrance
Cheval en souffrance Qui saura s’en émouvoir loin des apparences ?
Ann Rocard
Sculpture de Marc Bisson Texte de Ann Rocard : 7 haïkus après le chaos — Corps déstructuré... SANS DEMI-MESURE — Juin 2021
Haïku après le chaos — Corps détructuré...
Corps déstructuré par les sursauts de la vie Etrange agonie
Ann Rocard
7 haïkus après le chaos
Bribes de silence et quête sans devenir de la Connaissance
Cheval en souffrance Qui saura s’en émouvoir loin des apparences ?
Corps déstructuré par les sursauts de la vie Etrange agonie
Après le chaos, l’automne entrouvrit les yeux Le monde était bleu
L’hiver sans regard attendait dans le brouillard la fin d’une errance
Le printemps renaît et les tiges s’entremêlent Mais où iront-elles ?
Un parfum d’été Les mains ressemblent aux feuilles des arbres en deuil
Ann Rocard
Une des trois acryliques sur papier, de Marc Bisson, accompagnées par des triples haïkus. SANS DEMI-MESURE — Juin 2021
Acrylique de Marc Bisson Texte de Ann Rocard : La voie du torrent (triple haïku). SANS DEMI-MESURE — Juin 2021
La voie du torrent Triple haïku
Le torrent l’emporte entre les fleurs éclatées le cri des rochers
Le torrent l’emporte loin du bleu de son enfance dans l’indifférence
Le torrent l’emporte Quand il rejoindra la mer viendra la lumière
Ann Rocard
Acrylique de Marc Bisson Texte de Ann Rocard : La complainte du vent (triple haïku). SANS DEMI-MESURE — Juin 2021
La complainte du vent Triple haïku
Entre chien et loup le vent siffle et se déchaîne Issue incertaine
Entre chien et loup le vent pleure et se lamente puis se réinvente
Entre chien et loup le vent n’est plus que la brise que l’aube dégrise
Ann Rocard
Acrylique de Marc Bisson Texte de Ann Rocard : Havre de paix (triple haïku). SANS DEMI-MESURE — Juin 2021
Havre de paix Triple haïku
Un havre de paix où chantonne une cascade Quelle est sa ballade ?
Un havre de paix orangé vert et grenat lui donne le la
Un havre de paix et la vie reprend son cours Point de non-retour
Ann Rocard
Et pour clore cette exposition, un élément venu de l'espace : une météorite qui nous a été généreusement prêtée. Nous remercions chaleureusement sa propriétaire.
Météorite Texte de Ann Rocard : Météorite. SANS DEMI-MESURE — Juin 2021
Météorite
Météorite venue d’ailleurs, tel un étonnant voyageur. Témoin fidèle en ut mineur.
Ecoute le murmure astral, l’immensité qui se dévoile dans le vide intersidéral.
Météorite venue d’ailleurs, semblable aux oiseaux migrateurs... au fil du vent, au gré des heures.
Ebauche d’un porte-bonheur.
Ann Rocard
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Date de création : 04/06/2021 : 10:04
Dernière modification : 20/06/2021 : 09:27
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