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Meurtre sur le Nil (éd. Grasset) - genèse

Genèse et naissance de MEURTRE SUR LE NIL



Un grand JEU a été réalisé par une classe de 6e du collège Léon Blum de Villeneuve d'Ascq. Pour le découvrir :

Cliquez !


A l’origine...


Comme vous, j’ai découvert l’Egypte ancienne en classe de 6ème. A la maison, il n’y avait ni télévision ni livres sur ce sujet, c’était donc un tout premier contact avec cette civilisation.
Je me souviens de diapositives projetées par la prof d’histoire-géo, entre autres la célèbre statue du scribe au regard impressionnant. Quand la prof avait demandé ce que la statue avait de particulier, j’avais levé le doigt et répondu en toute sincérité : « Il a un gros nombril. » La prof l’avait mal pris !

Mais ce qui m’a réellement marquée fut une dictée que la prof de français avait extraite d’un livre : « La vie quotidienne en Egypte au temps des Ramsès » de Pierre Montet. Quelques années plus tard, j’avais demandé ce livre pour Noël... et je l’ai encore !
J'ai souvent utilisé le thème de l'Egypte pour mes pièces de théâtre, jamais pour un roman. Alors, pourquoi pas me lancer ?





Le coup de cœur


En décembre 2000, j’ai eu la chance de faire un super voyage en Egypte. J’avais beaucoup préparé ce voyage, par exemple en lisant des ouvrages spécialisés et en regardant des documentaires.
Au cours du voyage, je prenais aussi des tas de notes... et décidai d’écrire une histoire un peu plus tard, car j’avais déjà d’autres livres à terminer.













*********************

Enfin, le projet démarre !


En 2003, je propose ce projet à Marielle Gens, mon éditrice de Grasset jeunesse. Et il est accepté ! Ce sera un travail de longue haleine.

Projet d’histoire :

Je choisis une époque précise, sous Ramsès II, car j’ai beaucoup de documents la concernant (entre autres, le livre ci-contre paru chez Gallimard) et je voudrais utiliser comme lieu Abou-Simbel dont je garde un souvenir émerveillé.
Déroulement et lieu de l’action : j’aimerais raconter une sorte de quête initiatique allant du delta du Nil jusqu’à Abou-Simbel.


Sur la photo de droite : les deux temples d'Abou-Simbel "sauvés des eaux". Le grand temple de gauche est dédié à Ramsès II et aux dieux Amon, Rê et Ptah ; le petit temple de droite est consacré à Néfertary et à la déesse Hathor.






Il me faut donc tenir compte de la période elle-même, événements historiques et vie quotidienne, de l’aspect géographique, de la succession des saisons... et bien sûr de l'intrigue, sans oublier les lecteurs ados.
Impossible de laisser filer mon crayon sans scructure, car il y a trop de contraintes...

Autre point important : je souhaite faire intervenir les dieux et déesses de la mythologie égyptienne, tout en racontant une histoire réaliste et non fantastique. C’est pourquoi je finis par choisir le principe suivant : une alternance de rêves (où apparaissent les divinités) et de réalité (le personnage principal ayant la capacité d’interpréter ses propres rêves).
Seront nécessaires une carte pour bien se repérer, des illustrations pour les divinités et les hiéroglyphes, des repères chronologiques, des indications de bas de page pour ne pas surcharger le texte.


Documentation


Tout en laissant mûrir ce projet d’histoire, je poursuis mes recherches pendant plusieurs mois : nombreuses lectures, reportages à la télévision, cassettes et dvd à visionner, discussions avec une prof d’histoire très sympa (quand le fil conducteur commence à prendre forme).
Au fur et à mesure, j’ordonne mes notes (documentation, idées diverses, réflexions...) dans un classeur pour pouvoir m’y retrouver.
Je tâtonne... Mon idée de départ va forcément évoluer.
Les infos relevées sont autant de tremplins, de déclencheurs d'imaginaire.



Le fil conducteur


J’ai toujours besoin de visualiser mon histoire. Je trace donc le fil conducteur sur une grande feuille, fixée sur le mur de mon bureau. Au fur et à mesure, je note sur cet arc de cercle les points importants et je colle des petits dessins représentant les divinités qui interviennent.


Sur le mur de mon bureau (1) - ci-dessus
En haut à gauche : la région de Louxor dont j'ai besoin en détail pour rédiger certains chapitres.
En haut à droite : le cours du Nil d'Abou-Simbel jusqu'à la mer (lieu de l'action).
Sur les feuilles jaune et bleue : le fil conducteur sur lequel sont notées des idées et "scotchés" des éléments importants que je déplace si nécessaire.



Sur le mur de mon bureau (2) - ci-dessus
Peu à peu, le fil conducteur "coloré" se remplit.
J'ai alors besoin de détailler plus le contenu sur les feuilles blanches du bas de la photo.

*******

Deux stades successifs de la répartition de l'histoire sur le fil conducteur (sur le mur de mon bureau)


Les personnages commencent à prendre forme : Mahou, ses amis et sa famille, mais aussi les personnages secondaires rencontrés au cours du voyage. Je note ce qui les concerne sur les fiches d’identité.


Deux exemples de fiches d'identité courtes






Certains personnages s'inspirent de fresques que j'ai pu admirer, par exemple Tanit, qui joue de la harpe, ou encore les pêcheurs des marais qui construisent l'embarcation en cannes de papyrus.
D'autres de statues, tel le scribe Nébamon.







Ecriture




A partir de la fin de l’été 2004.

J’écris le premier jet de chaque passage ou chapitre à la main (un exemple à gauche), et comme j’ai du mal à me relire, je dactylographie le texte en question le jour même.











J'essaie de faire intervenir tous les rêves tous les dieux et déesses de la mythologie égyptienne, ce qui n'est pas une mince affaire...


Je relis ensuite le chapitre à voix haute et apporte les premières retouches (un exemple ci-dessous à gauche) sur le premier manuscrit.


*************

Au cours de la rédaction, je bute par moments sur un point de logique. Je note par exemple cette réflexion :"Pourquoi Mahou remonte-t-il le fleuve ? Il pourrait découvrir quelque chose appartenant à Néfret... mais quoi ?". D'où la précision ultérieure dans le premier chapitre concernant l'amulette de Tanit.
Les rencontres avec mon amie prof d'histoire font évoluer le récit.
A l'inverse de mes autres romans, celui-ci s'élabore lentement, demandant une longue maturation.

Pour bien différencier les rêves de la réalité, je choisis deux typos qui ne se ressemblent pas, et deux façons d’écrire différentes : le présent sans dialogues pour les rêves, un récit très vivant à la 3e personne et au passé pour la réalité (un exemple du premier rêve du premier manuscrit, ci-dessus à droite).



Le fil conducteur avec les divinités est toujours présent sur mon mur. J’en réalise un autre sur lequel je note au fur et à mesure tous les événements importants du récit - voir précédemment la photo "sur le mur de mon bureau (2).
Quand l’ensemble est rédigé et imprimé, je relis de nouveau ce premier manuscrit à haute voix et apporte de nouvelles modifications. J’imprime cette nouvelle version (deuxième manuscrit).
Pour chaque version : je fais un petit montage (non professionnel car je ne suis pas illustratrice) avec des dessins ou photocopies des divinités concernées, au début de chaque rêve (voir ci-dessus l'exemple du premier rêve du premier manuscrit), et je trace également les hiéroglyphes ou autres détails nécessaires.



Deuxième manuscrit en lecture


Toussaint 2004 : cette deuxième version est terminée. Je vais la laisser « reposer » ; je la relirai dans quelque temps.
En attendant, je confie ce manuscrit à mon petit comité de lecture : mes élèves de théâtre volontaires (des collégiens), quelques fidèles adultes dont j’apprécie les remarques, mais aussi mon amie prof d’histoire. Il est important d’avoir des réactions de lecteurs et de pouvoir ensuite discuter avec eux. Je ne suis pas forcément toujours d’accord avec leurs réactions.
Par contre, certaines réflexions sont indispensables - en voici deux :
"Ton personnage dans le coma ne va pas tarder à mourir de faim, dit l'un, si tu ne peux pas lui faire avaler quoi que ce soit."
"Il ne faut pas juger l'esclavage avec notre regard actuel", précise mon amie prof d'histoire.


un exemple d'une page retravaillée du deuxième manuscrit



Troisième manuscrit


Trois semaines plus tard, je retravaille le deuxième manuscrit en fonction des remarques et réactions de mes lecteurs, mais aussi parce que j’ai pris du recul par rapport au texte. De nouveau, j’apporte de nombreuses retouches, et imprime cette nouvelle version (troisième manuscrit).
C’est cette troisième version que je remets à mon éditrice en décembre 2004.

Relecture amicale



Fin décembre 04 :
le texte est relu et annoté amicalement par Marie-Françoise de Rozières, restauratrice spécialiste en Egyptologie.
Je lui en suis très reconnaissante, car elle m’a fait de nombreuses remarques sur la cohérence historique de l'ensemble.
Par exemple, le temple d’Abou-Simbel (photo de gauche) était en construction au moment du déroulement de cette histoire, on ne pouvait donc pas encore voir les statues extérieures (photo), ni celles du Naos qui apparaissent dans le 15e rêve.
C’est pourquoi je fais intervenir les grains de sable qui symbolisent l’avenir plus ou moins proche.


J'apprends grâce à Marie-Françoise que nombreux sont les livres qui regorgent d'erreurs, que certains passages de livres documentaires connus sont remis en question par les nouvelles découvertes, les montagnes de hiéroglyphes déchiffrés...
Marie-Françoise de Rozières me demande également de préciser que les rapports entre les gens étaient forcément différents à l’époque, que nous utilisons les noms actuels des villes pour simplifier la compréhension du texte (les noms égyptiens seront notés en bas de page).
Un autre exemple concernant les hiéroglyphes : j’avais placé les prénoms dans un cartouche, mais ceci était réservé aux pharaons. Et j'avais omis le petit bonhomme de droite pour Méréou et la petite bonne femme pour Tanit.
********
Grâce à Marie-Françoise de Rozières, tout a été passé au peigne fin ! Merci encore !

Quatrième manuscrit... en attente.


En tenant compte de toutes les remarques de Marie-Françoise, je peaufine le quatrième manuscrit et le remets au printemps. Etant souvent en déplacement, elle ne pourra malheureusement le lire à nouveau que fin 2005.


illustration de Catherine Adam,
sur laquelle j'ai écrit les noms des dieux représentés



L’illustratrice va enfin pouvoir commencer son travail. Catherine Adam est aussi une experte ; elle accompagne les expéditions du musée du Louvre à Saqqara, et est l’une des deux spécialistes qui relèvent les « dessins » et hiéroglyphes par exemple sur les sarcophages. Je la remercie d’avoir tenu compte du texte (tous les illustrateurs ne prennent pas le temps de lire les histoires qu’ils doivent illustrer) et de mes souhaits concernant la présentation des rêves.

Cinquième manuscrit... et premier jeu d’épreuves.


Fin de l’hiver 2005 : ouf ! Ça y est ! Je peux faire d’ultimes retouches après la deuxième relecture de Marie-Françoise.
*************

Fin mai 2006 : un premier jeu d’épreuves m’est envoyé (l’ensemble imprimé non recto verso sur des feuilles non reliées). Les dessins sont mis en place.
Il s’agit de tout relire pour dépister des fautes de frappe (de son côté, la correctrice relie le tout et m’envoie une série de questions pour éviter toute erreur)... mais aussi d’autres gags, par exemple un problème d’emplacements pour les hiéroglyphes gravés sur le fragment de calcaire.




Deuxième jeu d’épreuves, puis impression.


Fin juillet 2006, relecture du deuxième jeu d’épreuves.

Début août, il faut rédiger la 4ème de couverture, c'est-à-dire le texte écrit au dos du livre.


essai d'impression de la couverture (juin 06)
sur lequel on voit la 4ème de couverture non finie



Courant août, le livre est enfin imprimé - vous pouvez voir les machines utilisées en imprimerie dans l'article concernant "le secret du Mt-St-Michel".

Naissance


Fin août 06, « Meurtre sur le Nil » voit le jour !


Un petit mot concernant le titre : j’avais choisi « Fuite sur le Nil ». Mais entre la remise du manuscrit initial et l’annonce de la prochaine parution, ce titre avait été utilisé. Il a donc fallu trouver autre chose qui n’existe pas déjà... et ce n’est pas évident. C’est pourquoi mon éditrice a proposé « Meurtre sur le Nil ».

Dernière remarque : Vous trouverez aussi dans "Meurtre sur le Nil" des repères historiques, et trois pages consacrées aux hiéroglyphes.

Lisez-le vite et dites-moi ce que vous en avez pensé !

**********
******Illustrations de Catherine Adam


A vos crayons ou claviers !


Et si vous écriviez la suite de cette histoire ? Ou bien les prochains rêves de Mahou ? N’hésitez pas à me demander conseil.


Date de création : 12/09/2006 : 18:08
Dernière modification : 28/03/2008 : 14:03
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