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(10-13 ans) Bilingue : français/bulgare L'Orient-Express en route vers Sofia

L’Orient-Express en route vers Sofia...
(français-bulgare)

Ann Rocard


nouvelle écrite pour les élèves de Bulgarie.
début janvier 2012,
publiée en version bilingue (Bulgarie - 2012)




Confortablement installée dans sa cabine, Sophie Athaga était plongée dans un roman d’Agatha Christie. Lire Le crime de l’Orient-Express dans un train du même nom était peut-être une idée saugrenue...
Pour écrire ce roman policier, la célèbre Agatha Christie s’était inspirée d’un événement réel : en 1929, l’Orient-Express avait été bloqué par la neige en Turquie. Les passagers avaient, paraît-il, dû chasser des loups et s’en nourrir...

Sophie jeta un coup d’œil par la fenêtre et se mit à rire :
« La situation n’a rien à voir, même si mon nom de famille est l’anagramme du prénom de l’auteure ! On traverse la Bulgarie, pas la Turquie. Les loups ne courent plus les rues ni les bois... Et le train ne risque pas d’être bloqué car il ne neige pas tant que ça. »
Pourtant les flocons tourbillonnaient de plus belle sur le ciel sombre... et le rire de Sophie vira du bleu au jaune.
Elle replongea dans le livre avec moins de sérénité qu’avant. Aaaah ! Le richissime mister Ratchett venait d’être découvert mort, transpercé de plusieurs coups de couteau.

Au même instant, un cri retentit dans le couloir du wagon-lits. Aaaah ! Sophie sentit ses cheveux se dresser sur sa tête... Heureusement qu’elle avait été chez le coiffeur les faire couper court, la semaine précédente !
Pas question d’aller voir ce qu’il se passait, même s’il n’y avait aucun mister Ratchett dans ce wagon.
Une voix perchée se fit entendre :
« Hiiiiiiiiiiii ! Il y a une souris sous ma couchette ! Hiiiiiiiiiiii ! Je l’ai vue, de mes yeux vue ! »
Sophie soupira : ah, ce n’était que cette vieille timbrée de Natalia Dragomiroff qui piquait une crise de nerfs habituelle. Son petit-fils Alex la faisait tourner en bourrique ; il ne se séparait jamais de son serpent apprivoisé qu’il nourrissait de souris vivantes ou surgelées... ce que sa grand-mère ignorait ! Alex avait sans doute emporté une petite réserve de souris pour le voyage et en avait égaré une dans la cabine.

Sophie fronça les sourcils : quelle coïncidence ! Cette femme peu sympathique portait le même nom qu’un des personnages du roman d’Agatha Christie : Natalia Dragomiroff, la vieille princesse russe. Elle n’y avait pas prêté attention jusqu’à présent.
Sophie dressa l’oreille.
« Hiiiiiiiiiiii ! C’est inadmissible ! Regardez vous-même, monsieur Michel : il y a une affreuse petite souris ! »
Le contrôleur répliqua d’un ton rassurant :
« Impossible, chère madame. Les souris n’ont pas le droit de monter dans l’Orient-Express. C’est contraire au règlement... Aaaaaah ! »

Cette fois, Sophie ne résista pas. Elle entrouvrit la porte de sa cabine et pointa le nez dans le couloir. Le visage du contrôleur avait pris une teinte verdâtre ; il tenait par la queue une souris blanche qui se tortillait dans tous les sens en signe de protestation. Un mètre plus loin, le petit Alex ricanait, ravi de la bonne farce qu’il venait de faire.
Les passagers du wagon-lits s’étaient tous regroupés, chacun donnant son avis.
« Je parie que c’est une souris mécanique, commença monsieur Ducerveau, un homme très intelligent qui s’imaginait tout savoir. Il suffit de tourner la clef placée sur son dos, et elle frétille de joie.
— Vous dites n’importe quoi, protesta Noémie Patatoe, une starlette de cinéma qui ne jouait que dans des navets. C’est une souris qui ne sourit absolument pas. »

A cet instant précis, l’Orient-Express freina brutalement... et peu après, s’immobilisa.
« Que se passe-t-il ? gémit Natalia Dragomiroff. La panne du siècle ?
— Une attaque de pillards comme en 1891, frémit monsieur Ducerveau. On va être pris en otages.
— Youpi! applaudit le petit Alex. Mon serpent à lunettes piquera tous les bandits. On sera sauvés, grâce à moi, le super héros ! »
La starlette de cinéma tremblait sur ses talons aiguilles, incapable de prononcer un mot. Elle se voyait déjà ficelée comme un saucisson et suspendue dans une charcuterie en attendant le paiement de la rançon.
Sophie, elle non plus n’en menait pas large. Elle articula du bout des lèvres :
« Le train est bloqué par la neige, c’est évident.
— Impossible, affirma le contrôleur, toujours verdâtre car il ne savait que faire de la souris contestataire. Patience ! Je vais aller me renseigner. »
Il glissa la bestiole dans la poche de sa veste où Alex la récupéra discrètement.
« Impossible, répéta-t-il, un peu moins vert. Restez calmes. Retournez dans vos cabines. Je me renseigne et je reviens au plus vite. »

Les passagers obéirent. Sophie se réfugia dans sa cabine et ferma la porte à clef. Boum boum boum... Quel était ce bruit bizarre ? Elle haussa les épaules, la gorge nouée :
« Ce n’est que mon cœur qui bat... Un peu fort, d’accord ! Mais ce n’est pas une raison pour avoir des suées froides... »
En fait, elle n’aurait jamais dû emporter Le crime de l’Orient-Express dans ce train. Ça lui donnait des idées noires et ça lui rappelait les dernières vacances : elle venait de voir un film d’horreur, peuplé de revenants, et avait eu la mauvaise idée d’aller faire un tour dans un train fantôme où elle avait failli mourir de peur. Décidément, les trains ne lui réussissaient pas.
« Attention ! Un train peut en cacher un autre ! » radotait toujours son oncle, éleveur de vaches normandes au bord d’une voie ferrée. Tonton Léon avait raison.
Sophie Athaga prit la décision qui s’imposait : elle lâcha le roman, s’allongea sur sa couchette, les yeux mi-clos, laissant Hercule Poirot découvrir seul l’horrible meurtrier.

Un cri déchirant la fit sursauter. Un hurlement à n’en plus finir :
« Aaaaaaaaaaaaah ! Elle est moooooooooooooooorte ! »
C’était la voix de monsieur Ducerveau ! Avec sa cervelle de savant, il ne pouvait se tromper. Il n’aurait pas poussé un cri pareil pour une souris décongelée ou non. Sophie en était sûre : il devait s’agir de Natalia Dragomiroff ; elle avait été assassinée. Sophie Athaga trembla encore plus fort que la starlette de cinéma. Ce voyage était un véritable cauchemar... et elle ne put s’empêcher de reprendre à son compte la phrase de monsieur Ducerveau, aussi fort que lui :
« Aaaaaaaaaaaaah ! Elle est moooooooooooooooorte ! »
Et comme elle était plutôt maligne, elle avait deviné comment le meurtrier avait procédé ; c’est pourquoi elle ajouta :
« Aaaaaaaaaaaaah ! Elle a été tuée par un terrible serpent à lunettes... Le serpent d’Alex ! »

Quelqu’un tambourina alors à la porte : une fois, deux fois, trois fois... et le contrôleur ordonna :
« Encore un problème ? Un serpent maintenant ? Ouvrez, mademoiselle Athaga ! Ouvrez immédiatement ! »
Sophie secoua la tête : ouvrir ? Ouvrir quoi ? Elle ouvrit les yeux. La cabine était plongée dans le noir. Le train roulait à vive allure. Elle avait dû s’endormir après l’épisode de la souris.
« Tout... Tout va... Tout va bien », bégaya-t-elle.
Et c’est avec soulagement qu’elle entendit le contrôleur annoncer :
« Le repas est servi. »
Elle saisit Le crime de l’Orient-Express et le rangea dans sa valise. Elle lirait la suite quand elle serait descendue à Sofia. En attendant, elle regarderait plutôt un bon film sur son ordinateur... Lequel ? Un film de Herbert Ross qu’elle n’avait jamais vu ? Oui, pourquoi pas Sherlok Holmes attaque l’Orient-Express ?
Etait-ce vraiment une bonne idée ? L’avenir le lui dirait...




Ориент Експрес на път за София



Удобно настанена в купето си, Софи Атага беше потънала в роман на Агата Кристи. Да четеш „Убийство в Ориент Експрес” във влак със същото име беше може би доста налудничава идея...
За да напише този криминален роман, известната Агата Кристи е била вдъхновена от действителен случай: през 1929 Ориент Експрес е бил блокиран в снега в Турция. Най-вероятно пътниците са били принудени да ловят вълци, за да се нахранят...
Софи хвърли поглед към прозореца и се разсмя: „Ситуацията е съвсем различна, въпреки че фамилното ми име с разместени букви формира това на авторката! Пресичаме България, а не Турция. Вълците вече не бягат из улиците и в горите... И няма риск влакът да бъде блокиран, тъй като снегът не е толкова силен.”
Обаче снежинките се вихреха все по красиви на фона на сивото небе... а смехът на Софи стана малко по-истеричен.
Тя отново се потопи в книгата, малко по-неспокойна от преди. Аааа! Пребогатият господин Ратчет току що бе открит мъртъв, неколкократно пронизан с нож.
В същия момент, в коридора на спалния вагон, се разнесе вик. Ааааа! Софи усети как косите ѝ настръхват... Добре, че предната седмица беше ходила при фризьора си, за да ѝ ги скъси!
Изобщо не ставаше въпрос дали да отиде да види какво се случва, дори и да нямаше господин Ратчет във вагона.
Чу се пронизителен вик:
„Аааа! Има мишка под леглото ми! Аааа! Видях я, с очите си я видях!”
Софи въздъхна: а, беше просто онази стара откачалка Наталия Драгомирова, която беше изпаднала в обичайната за нея нервна криза. Внукът ѝ Алекс я подлудяваше; никога не се отделяше от опитомената си змия, която хранеше с живи или замразени мишки... нещо, което баба му не знаеше! Алекс без съмнение беше взел няколко резервни мишки за пътуването и беше изгубил една от тях в купето.
Софи смръщи вежди: какво съвпадение! Името на тази не особено приятна жена беше същото като това на една от героините в романа на Агата Кристи: Наталия Драгомирова, остарялата руска принцеса. Досега не бе обърнала внимание.
Софи наостри уши:
„Аааа! Това е недопустимо! Вижте сам, господин Мишел: една противна, малка мишка!”
Контрольорът отговори с успокоителен глас:
„Невъзможно, скъпа госпожо! Мишките нямат право да пътуват с Ориент Експрес. Против правилата е... Ахахаха!”
Този път Софи не се сдържа. Тя отвори вратата на купето си и подаде глава в коридора. Лицето на контрольора бе придобило зеленикав цвят; държеше за опашката бяла мишка, която се гърчеше в знак на протест. Само на метър, малкият Алекс се подсмихваше, доволен от хубавата смешка, която току що бе направил.
Пътниците в спалния вагон се бяха скупчили на групи и всеки даваше мнението си.
„Обзалагам се, че е механизирана, започна господин Дюсерво, умен човек, който смяташе, че знае всичко. – Достатъчно е само да завъртите ключето на гърба ѝ, за да започне да трепти от радост.
- Говорите врели-некипели, отвърна Ноеми Патато, дебютираща киноактриса, която участваше само в сладникави филми. - Това е мишка, която изобщо не се усмихва.” (*игра на думи)
Точно в този момент Ориент Експрес рязко намали, а веднага след това спря.
„Какво става сега? Изохка Наталия Драгомирова. – Повредата на века?
-Нападат ни разбойници, също като през 1891, потръпна господин Дюсерво. Ще ни вземат за заложници.
-Ура! – зарадва се малкият Алекс. Очилатата ми змия ще ухапе всички бандити. Ще бъдем спасени, благодарение на мен, супер-героят!”
Кинозвездата трепереше на върха на острите си токчета, неспособна да каже и дума. Тя вече си се представяше завързана като салам, провесена в колбасарницата в очакване да изплати дълга си.
Соф също беше ужасена. Тя прошепна с върха на устните си:
„Влакът е блокиран от снега, очевидно е.
-Невъзможно, каза контрольорът, все още позеленял, защото не знаеше какво да прави с бунтуващата се мишка. – Спокойно! Ще отида да проверя.”
Той спусна животинчето в джоба на сакото си, откъдето Алекс незабелязано го извади.
„Невъзможно, повтори той, вече не толкова позеленял. Стойте спокойни! Върнете се в купетата си! Ще разбера какво има и ще дойда възможно най-бързо.”
Пътниците се подчиниха. Софи се скри в купето си и заключи вратата. Бум бум бум... Какъв беше този странен шум? Тя сви рамене със стиснато гърло:
„Това е просто туптенето на сърцето ми.. Малко е силно, наистина! Но това не е причината да ми избива студена пот...”
Всъщност изобщо не трябваше да носи „Убийство в Ориент Експрес” в този влак. Това само ѝ навяваше черни мисли и ѝ припомняше за последната ваканция: беше отишла да гледа страшен филм, изпълнен с духове, а след това и хрумна лошата идея да се разходи с призрачен влак, където едва не умря от страх. Несъмнено във влаковете не ѝ вървеше.
„Внимавай! Външният вид лъже. Бъди предпазлива!” – непрекъснато повтаряше чичо ѝ, който отглеждаше нормандски крави край една железопътна линия. Чичо Леон имаше право.
Налагаше се Софи Атага да вземе следното решение: тя остави романа, изтегна се на леглото с полу-отворени очи, оставила Еркюл Поаро сам да открие ужасния убиец.
Пронизителен писък я накара да подскочи. Вик, който нямаше край:
„Аааааааааа! Тя е мъртвааааааа!”
Беше гласът на господин Дюсерво! С неговият всезнаещ ум, нямаше как да се е заблудил. Не би надал подобен вик заради една мишка, размразена или не. Софи беше сигурна: ставаше въпрос за Наталия Драгомирова; тя беше убита. Софи Атага потрепери по-силно дори и от киноактрисата. Това пътуване беше истински кошмар... и тя не успя да се удържи да не подеме думите на господин Дюсерво, също толкова силно:
„Аааааааааа! Тя е мъртвааааааа!”
И тъй като бе по-скоро зла, вече беше отгатнала какво точно е направил убиецът; ето защо добави:
„Ааааааа! Била е убитаот една ужасна очилата змия... Змията на Алекс!”
Тогава някой почука на вратата: веднъж, втори път, трети път... и контрольорът нареди:
„Отново проблем ли има? Сега пък змия? Отворете, госпожице Атага! Отворете веднага!”
Софи разтърси глава: да отвори? Какво да отвори? Тя отвори очи. Купето беше потънало в мрак. Влакът се движеше с пълна скорост. Най-вероятно тя просто беше заспала след случката с мишката.
„Всичко...всичко е наред”- смутолеви.
И беше облекчена да чуе контрольорът да съобщава:
„Вечерята е сервирана!”
Тя грабна „Убийство в Ориент Експрес” и го напъха в куфара си. Щеше да прочете остатъка когато слезе в София. Докато чака, щеше да гледа по-скоро хубав филм на компютъра си... Кой ли? Филм на Хърбърт Рос, който не беше гледала до сега? Ами да, защо не „Шерлок Холмс атакува Ориент Експрес”?
Дали това беше добра идея? Само бъдещето щеше да покаже...




Василена Каменова Колева
11б клас
IV ЕГ „Фредерик Жолио-Кюри”
гр. Варна


Date de création : 09/03/2013 : 08:41
Dernière modification : 07/12/2013 : 09:28
Catégorie : Nouvelles (ados-préados)
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